Daniel Dutrieux, le plasticien aime les poètes.

Voici vingt ans naissait l’arbre et son ombre, entre la statue équestre du roi Albert et l’Héliport, et juste en face de la tour Schöffer. S’il semble qu’on ait enfin décidé de restaurer cette dernière, c’est le magnifique site de Daniel Dutrieux qui est désormais indirectement menacé par le projet d’aménagement de la gare des Guillemins. Je l’ai rencontré au bord de la Meuse, entre ombres et arbres, pour qu’il me parle de cette œuvre empreinte de tranquillité et de poésie.

Chose étonnante pour un plasticien, Daniel s’intéresse depuis longtemps au monde des non-voyants, et a petit à petit intégré sa réflexion à l’intérieur de ses travaux.

L’arbre et son ombre, c’est aussi un livre, dans lequel on trouve treize poèmes de François Jacqmin, qui fut l’ami de Daniel.

Nous avons ensuite passé le pont Albert pour découvrir ensemble une autre œuvre de Daniel Dutrieux, Socles Boules Poèmes. Ici, la poésie est au cœur même du dispositif, gravée dans la pierre des socles et écrite en Braille sur des plaques de cuivre. Pour clôturer notre visite, l’artiste a accepté de lire quelques uns des textes qu’il avait choisis à l’époque avec le poète Jacques Izoard.

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